Dentisterie

Couronne céramique monolithique : prix, remboursement et guide complet 2026

Stephanie

Par Stephanie

· 20 min de lecture

Couronne céramique monolithique : prix, remboursement et guide complet 2026

Votre dentiste vous a remis un devis mentionnant une couronne céramique monolithique ? Guide 2026 : prix réels, remboursement Sécu et 100 % Santé, et conseils pour valider votre devis en toute confiance.

Vous avez reçu un devis de votre dentiste et la mention « couronne céramique monolithique » vous a laissée un peu perdue ? Rassurez-vous : ce terme un rien intimidant cache une solution prothétique de plus en plus courante, plébiscitée pour son rendu naturel et sa solidité. On vous explique tout, chiffres à l’appui, pour que vous arriviez au cabinet avec vos questions et non vos angoisses.

La couronne céramique monolithique, c’est quoi exactement ?

Le mot « monolithique » vient du grec monolithos, « taillé dans un seul bloc ». Là où une couronne traditionnelle dite stratifiée est fabriquée en deux couches (une âme solide et un revêtement de porcelaine appliqué par-dessus), la couronne céramique monolithique est usinée ou pressée d’un seul tenant, sans aucune couche ajoutée a posteriori.

Concrètement, votre dentiste numérise la dent à restaurer grâce à un scanner optique 3D, puis une machine CFAO (Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur) taille la couronne dans un bloc de matériau pré-vitrifié. Le résultat est homogène, de l’intérieur jusqu’à la surface externe : c’est la « monolithique », par opposition à la stratifiée dont l’âme et la couche cosmétique sont assemblées l’une sur l’autre.

Deux grands matériaux composent ces couronnes monolithiques :

  • Le disilicate de lithium (le plus connu sous la marque E.max) : une vitrocéramique translucide, très prisée sur les dents du devant pour son rendu quasi identique à l’émail naturel. Elle réfléchit la lumière de la même façon qu’une dent saine et offre un résultat esthétique remarquable.
  • La zircone (oxyde de zirconium) : plus opaque, mais d’une résistance mécanique remarquable, conseillée sur les molaires et prémolaires soumises à de fortes contraintes de mastication. C’est elle qui bénéficie du dispositif 100 % Santé depuis 2024, étendu à toutes les dents en 2026, avec un plafond fixé à 453,20 EUR et un reste à charge potentiellement nul.

La mention « couronne céramique monolithique » sur votre devis signifie donc que votre dentiste opte pour une fabrication en bloc unique, sans doré ni liséré métallique visible. C’est aujourd’hui la technique de référence dans la grande majorité des cabinets français : elle combine solidité, esthétique soignée et, selon le matériau choisi, une accessibilité tarifaire réelle.

Un point souvent mal compris : la zircone est techniquement une céramique. Mais dans le jargon dentaire et sur votre devis, « céramique » désigne généralement les vitrocéramiques (E.max, Empress, disilicate), tandis que « zircone » désigne l’oxyde de zirconium pur. Les deux sont monolithiques si elles sont taillées d’un seul bloc. Votre devis doit indiquer le code acte précis (ex. HBLD073 pour la zircone) pour savoir exactement de quoi il s’agit.

Couronnes dentaires en céramique blanches posées sur un plateau de soin dans un cabinet dentaire moderne
Les couronnes céramiques monolithiques sont usinées dans un bloc homogène : pas de couche de revêtement ajoutée, un résultat solide et naturel.

Monolithique, stratifiée, zircone, céramo-métallique : le tableau comparatif qu’on aurait voulu avoir avant

Avant d’entrer dans les détails de prix, voici la vue d’ensemble qui permet de comprendre pourquoi votre dentiste a choisi ce type de couronne plutôt qu’un autre, et comment les différentes options se comparent sur les critères qui comptent vraiment.

Type de couronne Matériau Prix indicatif 2026 Durabilité Esthétique Remboursement
Céramique monolithique (E.max, disilicate) Disilicate de lithium 600 à 1 300 EUR 10 à 15 ans Excellente (très naturelle) Sécu partielle + complément mutuelle
Zircone monolithique (full zircone) Oxyde de zirconium 453 EUR (100 % Santé, 0 RAC) ou 700 à 1 400 EUR hors panier 15 à 20 ans Très bonne (légèrement moins translucide) 0 RAC possible (100 % Santé)
Céramique stratifiée (bi-couche) Zircone + porcelaine cosmétique 900 à 1 800 EUR 10 à 15 ans Exceptionnelle (haut de gamme) Sécu partielle + complément mutuelle
Céramo-métallique (PFM) Porcelaine sur armature métallique 350 à 900 EUR 15 à 25 ans Correcte (liséré gris au collet) Sécu partielle + complément mutuelle
Composite/résine Résine composite 150 à 450 EUR 5 à 8 ans Passable (se ternit avec le temps) Sécu partielle (usage provisoire surtout)

Ce qu’il faut retenir : la couronne céramo-métallique reste la plus solide dans la durée, mais son liséré sombre au niveau des gencives la relègue au second plan pour les dents du sourire. La céramique monolithique (E.max ou zircone) offre la meilleure balance esthétique, durabilité et accessibilité tarifaire pour la grande majorité des situations. La stratifiée est le top du top esthétiquement, mais son prix ne se justifie rarement que pour des dents très visibles avec des exigences élevées.

Prix d’une couronne céramique monolithique en France : les vraies fourchettes 2026

Entrons dans le vif du sujet. En 2026, la fourchette pour une couronne céramique monolithique (hors panier 100 % Santé) se situe entre 500 et 1 300 EUR selon la dent concernée, le matériau exact, le cabinet et sa localisation géographique. Ces chiffres varient énormément et il est important de comprendre pourquoi.

Ce qui fait varier le prix

  • Le matériau : le disilicate de lithium (E.max) est généralement un peu plus coûteux que la zircone standard en raison de sa translucidé exceptionnelle et d’une fabrication plus complexe. La zircone dans le panier 100 % Santé est, elle, plafonnée à 453,20 EUR.
  • La dent concernée : une incisive (visible, avec des exigences esthétiques fortes) justifie souvent un tarif supérieur à une prémolaire ou une molaire du fond. La forme de la dent et l’accès au fauteuil influent aussi sur le temps de travail.
  • Le laboratoire : les cabinets qui fabriquent leurs couronnes en interne (CFAO au cabinet) ont des coûts de laboratoire réduits. Ceux qui sous-traitent à un labo protétique spécialisé haut de gamme peuvent répercuter la différence sur le devis.
  • Les actes préparatoires : si la dent nécessite un traitement de canal préalable, un inlay-core (pivot de reconstruction) ou une reconstitution coronaire importante, ces actes supplémentaires s’ajoutent au devis de la couronne elle-même. C’est souvent là que le prix total surprend.
  • La zone géographique : les honoraires sont libres en France au-delà des plafonds 100 % Santé. Un cabinet parisien et un cabinet en ville moyenne peuvent afficher des tarifs très différents pour la même couronne, avec un écart parfois important.

Les fourchettes par matériau en 2026

  • Zircone monolithique 100 % Santé (panier 1) : 453,20 EUR maximum, reste à charge zéro avec une complémentaire responsable.
  • Zircone monolithique hors 100 % Santé (panier 2 ou 3) : 700 à 1 400 EUR selon le cabinet et la région.
  • Céramique monolithique E.max (disilicate de lithium) : 600 à 1 300 EUR, davantage pour les dents très visibles en Île-de-France.
  • Céramique stratifiée haut de gamme : 900 à 1 800 EUR.
  • Céramo-métallique : 350 à 900 EUR.
  • Composite/résine (provisoire) : 150 à 450 EUR.

Ces fourchettes sont des ordres de grandeur ancrés dans les données disponibles en 2026. Votre devis peut se situer en dehors de ces tranches selon des spécificités locales ou cliniques. La seule façon de vérifier est de demander un second avis ou de comparer avec un autre cabinet de votre secteur.

Remboursement Sécu, mutuelle et 100 % Santé : combien vous récupérez réellement ?

Le système de remboursement dentaire en France a été profondément réformé depuis 2019 avec le dispositif 100 % Santé, et les règles ont encore évolué en 2026. Voici comment ça fonctionne, simplement et concrètement.

La base de remboursement de la Sécurité sociale

La Sécurité sociale définit une « base de remboursement » (BR) pour chaque acte dentaire, indépendante du prix réel pratiqué par votre dentiste. Pour une couronne dentaire, cette base est faible (autour de 107,50 EUR selon le type d’acte). La Sécu rembourse 70 % de cette base, soit environ 75 EUR. Votre mutuelle peut ensuite prendre en charge une partie ou la totalité du reste, selon votre contrat.

Résultat : sans bonne mutuelle et sans 100 % Santé, votre remboursement total sur une couronne à 900 EUR sera souvent inférieur à 150 EUR, laissant un reste à charge important à votre charge.

Le 100 % Santé : le cas de la zircone monolithique

Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif 100 % Santé inclut la couronne en zircone monolithique (full zircone) sur toutes les dents, des incisives aux molaires. Le plafond tarifaire est fixé à 453,20 EUR. Si votre dentiste propose cette couronne dans le panier 100 % Santé et que vous avez une complémentaire santé responsable, votre reste à charge est de zéro euro : la Sécu et la mutuelle se partagent intégralement la facture jusqu’à ce plafond.

Attention : si votre dentiste vous propose une zircone monolithique mais ne la classe pas en panier 100 % Santé (panier 2 ou 3, avec honoraires libres), le prix peut être bien supérieur à 453,20 EUR et votre RAC augmente considérablement. Depuis janvier 2020, tous les dentistes conventionnés ont l’obligation de vous proposer les deux options dans leur devis. Si cette double proposition est absente, demandez-la explicitement.

Ce que rembourse votre mutuelle sur les autres types

Pour les couronnes qui ne sont pas dans le panier 100 % Santé (comme l’E.max ou la stratifiée), le remboursement dépend entièrement de votre contrat mutuelle. Les meilleures mutuelles prennent en charge jusqu’à 300 à 400 % de la base Sécu, ce qui peut représenter 300 à 430 EUR de remboursement supplémentaire. Les contrats basiques restent souvent à 125 % de la BR, soit un complément d’une cinquantaine d’euros seulement. Consultez votre tableau de garanties avant de choisir votre type de couronne : la différence entre une mutuelle « minimale » et une « maximale » peut atteindre plusieurs centaines d’euros sur un seul acte.

Votre devis est-il raisonnable ? Ce que coûte vraiment une couronne selon la région

Recevoir un devis ne suffit pas si vous n’avez pas de repère pour évaluer si le prix est dans la norme. Voici comment décoder rapidement votre document et repérer les points qui méritent une question.

Femme assise à une table lumineuse consultant des papiers, stylo à la main, ambiance intérieur calme
Quelques minutes à analyser les lignes de votre devis peuvent vous éviter bien des mauvaises surprises.

Les fourchettes régionales à connaître

En France, les tarifs des actes dentaires ne sont pas encadrés au-delà des plafonds 100 % Santé. La liberté tarifaire entraîne donc des disparités importantes entre régions :

  • Île-de-France (Paris et petite couronne) : fourchette haute, souvent 800 à 1 500 EUR pour une céramique monolithique hors 100 % Santé. Les coûts immobiliers, de laboratoire et la densité de cabinets haut de gamme y sont plus élevés.
  • Grandes métropoles (Lyon, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Marseille) : tarifs intermédiaires, généralement 600 à 1 100 EUR pour une céramique monolithique standard.
  • Villes moyennes et zones rurales : la concurrence et les charges réduites tirent les tarifs vers le bas, souvent 500 à 800 EUR pour un acte similaire.

Les signaux d’alerte sur un devis

  • Le devis doit obligatoirement mentionner le code acte (ex. HBLD073 pour une zircone monolithique), la base de remboursement Sécu et le montant total. C’est une obligation légale depuis 2020. Un devis sans ces informations est irrégulier.
  • Si le prix dépasse 1 500 EUR pour une seule couronne céramique monolithique standard (sans actes préparatoires), demandez une explication détaillée ou consultez un autre cabinet.
  • Votre dentiste a l’obligation de vous proposer le panier 100 % Santé si un équivalent existe. Si cette option est absente du devis, posez la question directement.
  • Un devis qui inclut plusieurs actes (détartrage, traitement de canal, pivot) est normal si ces soins sont nécessaires. Mais si vous ne comprenez pas pourquoi un acte est listé, demandez une explication avant de signer.
  • Aucun dentiste sérieux ne vous pressera de signer immédiatement. Un délai de réflexion est toujours possible et légitime.

La pose étape par étape : combien de séances, est-ce vraiment douloureux ?

C’est probablement la question que vous osez le moins poser à votre dentiste, et pourtant c’est la plus utile pour aborder la pose sans appréhension.

Patiente allongée dans un fauteuil dentaire, dentiste en gants bleus travaillant avec soin dans un cabinet moderne éclairé
La pose d’une couronne nécessite en général deux séances éspaceées de quelques jours à deux semaines.

Les étapes classiques de la pose

  1. Séance 1 : préparation de la dent. Sous anesthésie locale, le dentiste taille la dent pour lui donner la forme d’un moignon qui recevra la couronne. C’est l’étape la plus longue (souvent 45 à 90 minutes). Il prend ensuite une empreinte (numérique via scanner ou traditionnelle) et pose une couronne provisoire en résine pour vous protéger le temps de la fabrication.
  2. Fabrication : si la couronne est fabriquée par un laboratoire protétique externe, le délai est de 5 à 15 jours ouvrables. Certains cabinets équipés CFAO « au fauteuil » produisent la couronne en une seule séance (1 à 2 heures supplémentaires) sans passer par un labo.
  3. Séance 2 : pose définitive. Le dentiste retire la provisoire, teste l’ajustement de la couronne définitive, vérifie l’occlusion, retouche si nécessaire, puis scelle la couronne avec un ciment dentaire spécial. Cette séance dure 30 à 60 minutes.

Est-ce vraiment douloureux ?

La préparation de la dent se fait sous anesthésie locale : vous ne sentirez pas la taille. Une légère sensibilité au chaud et au froid peut apparaître dans les jours qui suivent la première séance, en particulier avec la couronne provisoire (moins ajustée que la définitive). Après la pose de la couronne définitive, la sensibilité disparaît généralement en quelques jours.

Si une douleur persistante, pulsatile ou réveillée par la pression apparaît au-delà de 10 à 14 jours après la pose définitive, consultez rapidement votre dentiste. Cela peut indiquer une irritation ou une inflammation de la pulpe dentaire, parfois nécessitant un traitement de canal complémentaire. Ne laissez pas une douleur persistante s’installer.

Durée de vie et entretien : ce qu’il faut faire (et éviter) pour une couronne qui dure

Une couronne céramique monolithique bien entretenue peut durer entre 10 et 20 ans selon les matériaux et votre hygiène bucco-dentaire. C’est un investissement qui mérite un minimum d’attention quotidienne, et quelques habitudes simples font vraiment toute la différence.

Brosse à dents électrique, fil dentaire et flacon de bain de bouche disposés sur un plan de salle de bain blanc
L’hygiène autour de la couronne est identique à celle d’une dent naturelle, avec une attention particulière à la jonction gencive-couronne.

Ce qu’il faut faire

  • Brossez deux fois par jour avec une brosse à dents souple ou électrique. La couronne se brosse exactement comme une dent naturelle.
  • Utilisez du fil dentaire ou un irrigateur buccal (hydropulseur) pour nettoyer la jonction entre la couronne et la gencive : c’est là que les bactéries s’accumulent et que la carie secondaire peut se former sur la partie de la dent restante sous la couronne.
  • Effectuez des détartrages professionnels tous les 6 à 12 mois : la couronne ne carie pas, mais la dent en dessous si. Le joint entre la céramique et la dent est la zone la plus vulnérable.
  • Signalez immédiatement à votre dentiste tout changement dans votre occlusion (sensation que votre couronne est « haute » en fermant la bouche) ou toute gêne à la mastication.

Ce qu’il faut éviter

  • Croquer des aliments très durs (glaçons, noyaux d’olives, bonbons durs) : même la céramique la plus résistante peut se fissurer sous un choc ponctuel et violent.
  • Grincer ou serrer les dents la nuit (bruxisme) sans porter une goutttière de protection : c’est la première cause d’usure prématurée des couronnes céramiques.
  • Utiliser vos dents comme outils (ouvrir un emballage plastique, couper du fil) : un geste anodin peut ébrécher la céramique de façon irréparable.
  • Négliger une douleur ou gêne persistante en espérant qu’elle passe seule : sous couronne, une infection non traitée peut progresser sans symptôme évident jusqu’à un stade avancé.

Ce qui peut mal tourner et comment réagir

Même avec une pose parfaite et des soins impeccables, quelques complications peuvent survenir avec le temps. Les connaître à l’avance vous permettra de réagir rapidement, sans panique et sans perdre de temps.

Le décollement de la couronne

Rare mais possible, notamment si la dent sous-jacente a subi une fracture ou si le ciment de scellement s’est délité avec le temps. Si votre couronne tombe, conservez-la dans un emballage propre (boîte, papier aluminium) et appelez votre dentiste dans la journée. Ne tentez pas de la recoller avec de la colle ménagère : un adhésif inadapté peut contaminer les surfaces et compromettre la pose définitive. En attendant le rendez-vous, certaines pharmacies proposent des ciments dentaires provisoires.

La sensibilité prolongée

Une légère sensibilité dans les deux premières semaines est normale et disparaît habituellement d’elle-même. Si elle persiste au-delà ou si vous ressentez une douleur lors de la mastication, ne tardez pas à consulter. Cela peut indiquer une occlusion mal réglée (la couronne est légèrement trop haute) ou une réaction inflammatoire de la pulpe dentaire. Dans les deux cas, la correction est rapide si prise en charge tôt.

La carie secondaire

La céramique elle-même ne carie pas. Mais la limite entre la couronne et la dent naturelle (le bord cervical) peut laisser infiltrer des bactéries si l’hygiène est insuffisante. Une carie sous la couronne est souvent silencieuse, sans douleur, jusqu’à un stade avancé. C’est pourquoi les contrôles radiographiques annuels sont indispensables même sous couronne : seule une radio permet de détecter une carie naissante sous le joint.

La fracture ou l’ébrèche de la céramique

La céramique monolithique est plus résistante aux fractures que la céramique stratifiée (pas de couche externe qui pourrait se délaminer), mais elle n’est pas incassable. Une petite ébrèche peut parfois être policée directement au cabinet. En cas de fracture plus importante, la couronne devra être refabriquée : la céramique ne se « répare » pas. Une garantie contractuelle de 2 à 5 ans, si votre dentiste la propose, peut prendre en charge ce remplacement dans les cas de défaut de fabrication.

La couronne monolithique est-elle faite pour vous ?

C’est à votre dentiste de déterminer le meilleur matériau selon votre situation clinique précise. Mais voici les grandes lignes qui permettent de mieux comprendre son raisonnement et de dialoguer avec lui de façon éclairée.

Femme souriant lors d’une consultation dentaire dans un cabinet moderne lumineux, dentiste en blouse blanche en arrière-plan
Chaque situation est unique : la localisation de la dent, votre occlusion et vos habitudes guident le choix du matériau idéal.

Pour une dent du sourire (incisive, canine)

Le disilicate de lithium (E.max) est le grand favori sur les dents visibles : sa translucidé reproduit presque à l’identique le jeu de lumière de l’émail naturel. Le résultat esthétique est remarquable. La zircone monolithique de qualité esthétique (zircone multi-teinte ou HT) est aussi une excellente option, notamment si le budget est un critère et si la couronne entre dans le panier 100 % Santé.

Pour une molaire ou une prémolaire

La zircone monolithique s’impose comme le choix de référence : elle supporte les forces de mastication bien supérieures exercées sur les dents du fond, dure plus longtemps, et bénéficie du 100 % Santé depuis 2026 sur toutes les dents. Le disilicate est possible sur les prémolaires, mais peut se révéler insuffisant sous contrainte mécanique forte sur les molaires.

Et si vous êtes bruxomane ?

Le bruxisme (grincement nocturne des dents) est la principale contre-indication relative à la céramique monolithique fine. Si vous bruxez, votre dentiste peut recommander une zircone plus épaisse (qui résiste mieux aux forces de frottement), ou une céramo-métallique sur les molaires postérieures dans les cas sévères. Dans tous les cas, une goutttière occlusale nocturne est indispensable : sans elle, même la meilleure couronne s’usera prématurément, quel que soit le matériau. Si vous n’avez jamais eu de diagnostic de bruxisme mais que votre dentiste l’évoque, c’est un signal à prendre sérieusement.

Les 5 questions à poser à votre dentiste avant de valider le bon de commande

Vous avez maintenant tous les éléments pour comprendre votre devis. Voici les cinq questions qui vous permettront de partir en confiance, quel que soit le cabinet.

  1. Cette couronne entre-t-elle dans le panier 100 % Santé ? Si ce n’est pas le cas, quelle est la plus-value clinique qui justifie le surcoût ? Votre dentiste doit pouvoir l’expliquer clairement.
  2. Le matériau proposé est-il adapté à ma dent, à sa localisation et à mes habitudes ? Mentionnez si vous êtes bruxomane, si vous consommez beaucoup de boissons colorantes ou si vous avez déjà eu des fractures dentaires.
  3. La couronne est-elle fabriquée au cabinet (CFAO immédiate) ou par un laboratoire externe ? Dans le second cas, quel est le délai et qui est responsable en cas de défaut ?
  4. Combien de séances sont nécessaires et quel est le délai total ? Si vous partez en vacances ou avez des contraintes de planning, signalez-le en amont.
  5. Quelle est la garantie sur le travail protétique ? Certains dentistes proposent une garantie de 2 à 5 ans sur leurs restaurations. Demandez les conditions par écrit avant de signer.

FAQ

Quelle est la différence entre une couronne zircone et une couronne céramique monolithique ?

La zircone est techniquement un type de céramique, et elle peut être monolithique (taillée dans un seul bloc). Dans le jargon dentaire courant, « céramique monolithique » désigne souvent le disilicate de lithium (E.max) ou les vitrocéramiques, tandis que « zircone » désigne l’oxyde de zirconium pur. Les deux peuvent être monolithiques, mais leurs propriétés diffèrent : le disilicate est plus translucide et idéal pour les dents visibles, la zircone est plus résistante mécaniquement et est couverte par le 100 % Santé depuis 2026 sur toutes les dents. Votre devis doit indiquer le code acte précis pour savoir exactement de quoi il s’agit.

Peut-on blanchir une couronne céramique monolithique ?

Non. Les couronnes en céramique ou en zircone ne réagissent pas aux agents de blanchiment (peroxyde d’hydrogène ou de carbamide), contrairement à l’émail naturel. Si vous souhaitez blanchir vos dents naturelles, faites-le avant la prise d’empreinte définitive : votre dentiste pourra alors teinter la couronne pour qu’elle corresponde à la nouvelle couleur. Si vous blanchissez après la pose, les dents naturelles éclaircissent mais la couronne reste dans sa teinte d’origine, créant un décalage visible. Planifiez dans cet ordre : blanchiment d’abord, couronne ensuite.

Combien de temps dure une couronne céramique monolithique ?

En moyenne, entre 10 et 15 ans pour le disilicate de lithium (E.max), et entre 15 et 20 ans pour la zircone monolithique. Ces fourchettes peuvent être allongées ou réduites selon votre hygiène bucco-dentaire, la qualité de la pose et la présence éventuelle de bruxisme. Une couronne n’a pas de « date de péremption » automatique : si elle est intègre et que la dent en dessous est saine, elle peut très bien durer au-delà de ces estimations. Un contrôle annuel avec radio est la meilleure façon de s’en assurer.

La pose d’une couronne céramique monolithique est-elle douloureuse ?

La préparation se fait sous anesthésie locale : vous ne sentirez pas la taille de la dent. Une légère sensibilité peut persister dans les deux premières semaines. La pose définitive est en général indolore. Si une douleur vive ou pulsatile apparaît après la pose, consultez votre dentiste rapidement : une réaction pulpaire traitée tôt se résout beaucoup plus facilement.

Est-il possible de poser une couronne céramique monolithique sur un implant ?

Oui, tout à fait. La couronne sur implant fonctionne exactement comme une couronne sur dent naturelle, à la différence qu’elle est vissée ou scellée sur un pilier (abutment) fixé à l’implant. La zircone monolithique est très souvent utilisée sur implant pour sa résistance et sa biocompatibilité (aucun métal en contact avec les tissus). Le tarif d’ensemble (implant chirurgical + pilier + couronne) est bien supérieur à celui d’une couronne seule, et les règles de remboursement sont différentes. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle sur la prise en charge spécifique implant avant de vous engager.

Mon dentiste me propose une céramique monolithique plutôt que la céramo-métallique que j’avais avant. Est-ce une bonne idée ?

Dans la grande majorité des cas, oui. La céramique monolithique n’a aucun métal, ce qui élimine le liséré métallique grisâtre visible au niveau de la gencive lorsque cette dernière se rétracte avec l’âge. Elle convient également aux personnes sensibles aux alliages métalliques. La seule situation où la céramo-métallique reste parfois préférée, c’est chez les patients bruxomanes sévères sur les molaires postérieures, ou pour des bridges longs sur plusieurs dents. Votre dentiste est le mieux placé pour peser ces critères selon votre situation précise : n’hésitez pas à lui demander sa justification clinique.

Partager

Stephanie

À propos de l'auteure

Stephanie

Passionnée par la beauté et le bien-être, experte en soins. Ancienne professionnelle ayant travaillé avec des spécialistes en région parisienne, Lyon et Aix-en-Provence.

La newsletter

Le meilleur de nos rituels, chaque semaine

Nos découvertes beauté, bien-être et lifestyle, directement dans votre boîte mail. Sans spam, promis.